
Il était une fois Vert-Vert. Ce perroquet usait d’un vocabulaire très religieux car il avait été éduqué par les sœurs visitandines de Nevers. Un jour, elles décidèrent d’en faire don à d’autres sœurs dans un couvent de Nantes. Le volatile fut acheminé par la Loire sur un chaland. A l’arrivée, il jurait comme un marinier…
Durant le Festival, les contes et légendes de ce métier traditionnel vont refleurir sur les quais de Loire et enchanter le public. Excellents navigateurs, ces marins d’eau douce se faisaient même parfois embaucher en haute mer sur des navires de la Royale. Ils sont reconnaissables à leur blouse rayée et à leur chapeau à bords relevés, à leur boucle d’oreille assortie d’une ancre qu’ils arborent les jours de fête, en particulier le 6 décembre, en l’honneur de Saint-Nicolas, leur patron. Ils possèdent tout un répertoire de chansons, transmises de génération en génération. Regroupés le plus souvent dans des associations qui font renaître des bateaux ligériens, ces mariniers aujourd’hui bénévoles perpétuent ainsi dans de nombreuses fêtes leur grande tradition fluviale.
